05 janvier 2007

Conclusion

Le style de vie n’est guère plus aisé à définir que la classe sociale. Il fait autant référence aux systèmes de croyances et aux mentalités des populations qu’à leurs centres d’intérêt et types d’activités. L’approche par les styles de vie a eu beaucoup de succès en France où deux cabinets, le C.C.A. (Centre de communication avancée) et

la Cofremca

ont proposé des systèmes de mesure aboutissant à une typologie des Français en groupes homogènes. Le C.C.A. a ainsi élaboré une carte des «socio-styles» dans laquelle plusieurs familles apparaissent, par exemple: les rigoristes, défenseurs de l’ordre moral; les matérialistes, adeptes de la société de consommation; les activistes, entrepreneurs et fiers de l’être; les égocentrés, surtout jeunes et urbains; ou encore les décalés, intellectuels quelque peu en marge de la société. Il reste assez difficile d’apprécier la contribution réelle du style de vie au marketing. S’il est certain que la description d’une audience-cible en termes de style de vie va au-delà du profil sociodémographique usuel et, de ce fait, facilite l’élaboration des campagnes publicitaires (notamment sur le plan du message), les lancements réussis de produits ou de services à partir de positionnements issus des styles de vie restent assez rares, de même que les segmentations de marché opérées selon ces critères. Il semble bien qu’il faille considérer le style de vie comme une approche complémentaire qui vient enrichir plutôt que remplacer la sociodémographie traditionnelle. Quelles qu’en soient les limites conceptuelles ou méthodologiques, la notion de style de vie a le mérite de mettre en évidence la dimension culturelle de l’acte d’achat et de consommation.

Posté par Marie Claude à 00:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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